Nouvelle Vague, son premier film tourné majoritairement en français. En reconstituant la genèse d’À bout de souffle (1959), le long-métrage emblématique de Jean-Luc Godard, le cinéaste américain revisite un moment clé de l’histoire du cinéma : l’émergence d’un mouvement qui a tout transformé.
Clara Maso
23 octobre 2025 - 12h32
Note finale :

Photo de Richard Linklater - Deana Newcomb - © 2005 Paramount Pictures
Plutôt qu’un simple biopic, Nouvelle Vague est une réflexion sur la création et le courage d’inventer. Guillaume Marbeck interprète un Godard à la fois nerveux et visionnaire, tiraillé entre le génie et l'incertitude, tandis que Zoey Deutch incarne élégamment Jean Seberg, figure emblématique d'un cinéma ardent et libre. Le film, tourné en noir et blanc, adopte une esthétique rétro sans jamais tomber dans la parodie. Il préfère la reconstitution sensible à la reproduction académique.
© DR - Zoey Deutch et Aubry Dullin
Un accueil critique éclatant
Présenté en compétition officielle au Festival de Cannes 2025, le film a été acclamé pour sa reconstitution fidèle et son hommage authentique à la Nouvelle Vague.
Certes, il manque parfois du souffle subversif de ce mouvement qu’il célèbre. Le réalisateur reste un observateur tendre plutôt qu’un provocateur. Mais sa sincérité, son amour du cinéma et la beauté de sa mise en scène emportent tout.

© Docpix Images
La jeunesse cinéphile
Au final, Nouvelle Vague n’est pas seulement un hommage historique, c’est une invitation à ressentir l’excitation de la création et le courage nécessaire pour faire évoluer un art. Linklater transmet l’énergie, la liberté et l’insouciance de cette génération de cinéastes, rappelant que le cinéma reste un espace de rêve et d’expérimentation. Précis et vibrant, le film séduit autant les cinéphiles que les spectateurs occasionnels, offrant un hommage sensible et lumineux à un moment où art et audace se sont rencontrés pour transformer le cinéma.
